.

.





Facebook
http://www.facebook.com/EddieSama?ref=name














Youtube
http://www.youtube.com/user/nemostars











PRÉNOM_____AGE_____BiRTHDAY_____HABiTE_____ORiiGiiNE
_Manon_______16 Ans______25 Novembre______Bretagne _______Française



# Posté le dimanche 16 novembre 2008 12:13

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 15:34

Hâte !

Hâte !




Alesana - Alexz Johnson - All American Reject - All Time Low
Anaïs - Anna Tsuchiya - An Cafe - Arashi - Arctic Monkeys
The Asteroids Galaxy Tour - Avenged Sevenfold - Ayaka - Bon Jovi
Charlie Winston - Damien Saez - Eths - Fall Out Boy
Fefe Typical - Forever The Sickest Kids - Franz Ferdinand
- Grace - Green Day - Guerilla Poubelle - Bonnie Raitt
Justin Nozuka - Kaser Chiefs - Kat-Tun - Kill Hannah
Kings Of Leon - Krezip - Kyo - La Roux - Lacuna Coil - Lily Allen
Mademoiselle K - MGMT - Micheal Jackson - Muse - Nada Surf
Nana Kitade - Neimo - New Found Glory - Nickelback - Nightmare
The Niro - Oasis - Olivia Lufkin - One Ok Rock - Orishas
Panic At The Disco - Papa Roach - Paramore - Pascale Picard
Peter Doherty - Pink - Pony Pony Run Run - The Prodigy - Razorlight
Robert Pattinson - Second sex - Secondhand Serenade - Stone Sour
Skye Sweetnam - Take That - The Servant - The Virgins
Tracy Chapman - Tryo - Van Morrison - Vanessa Carlton
The White Stripe - Yiruma - Yusuke - 30 Seconds To Mars



# Posté le lundi 24 août 2009 14:49

Modifié le lundi 14 septembre 2009 16:20

[ Ami ?] - [ Preféré ? ]

[ Ami ?]            -            [ Preféré ? ]


Charles Baudelaire
Les Épaves
PIÈCES CONDAMNÉES, TIRÉES DES FLEURS DU MAL.
◄ II. — Lesbos. III. — Femmes damnées. — Delphine et Hippolyte. IV. — Le Léthé. ►




III


FEMMES DAMNÉES

DELPHINE ET HIPPOLYTE




À la pâle clarté des lampes languissantes, sur de profonds coussins tout imprégnés d'odeur Hippolyte rêvait aux caresses puissantes qui levaient le rideau de sa jeune candeur. Elle cherchait, d'un oeil troublé par la tempête, de sa naïveté le ciel déjà lointain, ainsi qu'un voyageur qui retourne la tête vers les horizons bleus dépassés le matin. De ses yeux amortis les paresseuses larmes, l'air brisé, la stupeur, la morne volupté, ses bras vaincus, jetés comme de vaines armes, tout servait, tout parait sa fragile beauté. Etendue à ses pieds, calme et pleine de joie, Delphine la couvait avec des yeux ardents, comme un animal fort qui surveille une proie, après l'avoir d'abord marquée avec les dents. Beauté forte à genoux devant la beauté frêle, superbe, elle humait voluptueusement le vin de son triomphe, et s'allongeait vers elle, comme pour recueillir un doux remerciement. Elle cherchait dans l'oeil de sa pâle victime le cantique muet que chante le plaisir, et cette gratitude infinie et sublime qui sort de la paupière ainsi qu'un long soupir. "Hippolyte, cher coeur, que dis-tu de ces choses? Comprends-tu maintenant qu'il ne faut pas offrir l'holocauste sacré de tes premières roses aux souffles violents qui pourraient les flétrir? Mes baisers sont légers comme ces éphémères qui caressent le soir les grands lacs transparents, et ceux de ton amant creuseront leurs ornières comme des chariots ou des socs déchirants; ils passeront sur toi comme un lourd attelage de chevaux et de boeufs aux sabots sans pitié... Hippolyte, ô ma soeur! tourne donc ton visage, toi, mon âme et mon coeur, mon tout et ma moitié, tourne vers moi tes yeux pleins d'azur et d'étoiles! Pour un de ces regards charmants, baume divin, des plaisirs plus obscurs je lèverai les voiles, et je t'endormirai dans un rêve sans fin!" Mais Hippolyte alors, levant sa jeune tête : "Je ne suis point ingrate et ne me repens pas, ma Delphine, je souffre et je suis inquiète, comme après un nocturne et terrible repas. Je sens fondre sur moi de lourdes épouvantes et de noirs bataillons de fantômes épars, qui veulent me conduire en des routes mouvantes qu'un horizon sanglant ferme de toutes parts. Avons-nous donc commis une action étrange? Explique, si tu peux, mon trouble et mon effroi : je frissonne de peur quand tu me dis: "Mon ange!" Et cependant je sens ma bouche aller vers toi. Ne me regarde pas ainsi, toi, ma pensée! Toi que j'aime à jamais, ma soeur d'élection, quand même tu serais un embûche dressée et le commencement de ma perdition!" Delphine secouant sa crinière tragique, et comme trépignant sur le trépied de fer, l'oeil fatal, répondit d'une voix despotique: "Qui donc devant l'amour ose parler d'enfer? Maudit soit à jamais le rêveur inutile qui voulut le premier, dans sa stupidité, s'éprenant d'un problème insoluble et stérile, aux choses de l'amour mêler l'honnêteté! Celui qui veut unir dans un accord mystique l'ombre avec la chaleur, la nuit avec le jour, ne chauffera jamais son corps paralytique a ce rouge soleil que l'on nomme l'amour! Va, si tu veux, chercher un fiancé stupide; cours offrir un coeur vierge à ses cruels baisers; et, pleine de remords et d'horreur, et livide, tu me rapporteras tes seins stigmatisés... On ne peut ici-bas contenter qu'un seul maître!" Mais l'enfant, épanchant une immense douleur, cria soudain: - "Je sens s'élargir dans mon être un abîme béant; cet abîme est mon coeur! Brûlant comme un volcan, profond comme le vide! Rien ne rassasiera ce monstre gémissant et ne rafraîchira la soif de l'Euménide qui, la torche à la main, le brûle jusqu'au sang. Que nos rideaux fermés nous séparent du monde, et que la lassitude amène le repos! Je veux m'anéantir dans ta gorge profonde, et trouver sur ton sein la fraîcheur des tombeaux!" Descendez, descendez, lamentables victimes, descendez le chemin de l'enfer éternel ! Plongez au plus profond du gouffre, où tous les crimes, flagellés par un vent qui ne vient pas du ciel, bouillonnent pêle-mêle avec un bruit d'orage. Ombres folles, courez au but de vos désirs; jamais vous ne pourrez assouvir votre rage, et votre châtiment naîtra de vos plaisirs. Jamais un rayon frais n'éclaira vos cavernes; par les fentes des murs des miasmes fiévreux filtrent en s'enflammant ainsi que des lanternes et pénètrent vos corps de leurs parfums affreux. L'âpre stérilité de votre jouissance altère votre soif et roidit votre peau, et le vent furibond de la concupiscence fait claquer votre chair ainsi qu'un vieux drapeau. Lion des peuples vivants, errantes, condamnées, a travers les déserts courez comme les loups; faites votre destin, âmes désordonnées, et fuyez l'infini que vous portez en vous!






# Posté le samedi 15 novembre 2008 18:28

Modifié le lundi 05 octobre 2009 16:46

L'intelligence Artificielle n'a aucune chance face à la Stupidité Naturelle...I'mBibicheAndI'mOrgasmique

L'intelligence Artificielle n'a aucune chance face à la Stupidité Naturelle...I'mBibicheAndI'mOrgasmique
Eddie.


"Je compris que je ne ferais plus jamais de cauchemard, à l'instar de mes rêves ..."

# Posté le samedi 18 octobre 2008 17:19

Modifié le lundi 05 octobre 2009 16:47